Dimanche 10, la messe en rouchi pour le Noël des déshérités fera son grand retour

À Marly, ce sera sur le thème de la paix, fortement inspiré de l’actualité hélas, que se tiendra le grand rendez-vous qui manquait à beaucoup ici.

La messe originale réunira les paroissiens de Marly et d’ailleurs. Elle met à l’honneur, c’est son principe premier, le patrimoine linguistique du rouchi du Hainaut, notre langue locale, mais aussià travers lui un patrimoine culturel rassemblant des Nordistes aux racines communes.

Après une trêve de trois années en raison du Covid puis du manque de ressources, une nouvelle équipe coordonnée par Christian Chatelain a pris les rênes de l’organisation.

L’abbé Frédéric Loyez, accompagné de Nicolas Minair, Joëlle Jonas, Jean Philippe Vesin, Laurence Morel et René Maginelle, déjà intervenants sur les messes précédentes, ont concocté une nouvelle édition fidèle à la tradition. Presque un hommage aux quatre parents fondateurs de cet événement, Roger et Yvette Bar ainsi qu’André et Liliane Peulmeule, qui ne peuvent plus s’impliquer. Mais qui ne risquent pas d’être oubliés par ici.

Joëlle Jonas, présidente de l’association patoisante Georges-Fidit, fille de mineur et passionnée d’écriture de poèmes pour enfants, offrira ses textes inédits livrant des paroles de paix en rouchi.

« Ce qui me tient à cœur est de conserver, sauvegarder le patrimoine du rouchi. Mais surtout de le transmettre ! » nous livre la présidente.

Un « Je vous salue Marie » en patois valenciennois

Nicolas Minair, poète marlysien et professeur des écoles à l’école Hurez Saint-Nicolas est le benjamin de l’équipe. Il enseigne également le rouchi aux élèves de CP au CM 2 des écoles d’Aulnoy-lez-Valenciennes.

Il livrera un poème écrit pour l’occasion, en rouchi. « Des injections de paix du cœur, de l’esprit, du recueillement, en prêtant ma voix à des personnages et des objets ».

« Tout le monde de m’in coin peut comprendre »

La messe verra aussi une grande première. Le «Je vous salue Marie» traduit en rouchi. Par ailleurs, la messe sera toujours aussi chaleureuse avec ses chants traditionnels, l inusable Petit Quinquin et les chants de Laurence Morel, autre cheville ouvrière, là aussi présente pour invoquer la paix.

Une autre tradition solidaire se perpétuera en reversant les dons et quêtes à l’association du Noël des Déshérités parrainée par la Voix du nord pour venir en aide aux enfants défavorisés et handicapés.

Un livret reprenant textes et chants sera remis sur place. Mais «Tout le monde de m’in coin peut comprendre». L’équipe vous attend pour partager un grand moment de solidarité en attendant Noël.

Dimanche 10 décembre à 10 h 30 à l’église Saint-Pierre, 2 rue Paul Vaillant Couturier à Marly